Appel à textes: Open Mic Night

Lectures fait appel aux jeunes talents qui veulent partager le fruit de leurs plumes à participer à “Open Mic Night” au 4ème Art le 22 Février à 18:30, la première édition de l’Open Mic porte sur la thématique Faux Lits: écrire contre sa tête. Le dernier délai pour accepter vos textes est le 12 Février. Par la suite une sélection amicale aura lieu ainsi qu’une rencontre avec les lecteurs. Envoyez vos propositions à contact@theatrenational.tn .

Lectures is launching an open call for young talents who’d be interested in sharing their texts by participating in the Open Mic night in its first edition at the 4eme Art theater on February 22nd at 6 p.m. on the theme Voices from Bedlam. The deadline to deposit your proposals is February 12th in order for the committee to make the selection of texts necessary and host the readers for rehearsals. Please send your work to contact@theatrenational.tn .

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FAUX-LITS Écrire contre sa tête

Cycle de lecture animé par : Aymen Mejri, Marwa Manai, Mouna Ben Hadj Zekri
William Faulkner, Sarah Kane, Antonin Artaud, Sylvia Plath, Virginia Woolf, Ernest Hemingway, Edgar Allen Poe, Tennessee Williams, Mark Twain : à quel moment l’esprit humain s’échappe-t-il, perd-t-il son fragile équilibre, laissant le génie céder sa place à la folie ? Ne sommes-nous pas tous un peu atteint de cette folie ? Ne s’insinue-t-elle pas, en toute discrétion, en chacun de nous ?
Notre sélection, formée de plusieurs textes internationaux, fait émerger une problématique commune : Quels stéréotypes se trouvent à l’origine de nos représentations de la folie, allant des mendiants de Bedlam aux grotesques couloirs sombres des asiles abandonnés jusqu’aux institutions psychiatriques modernes, où surmédicamentation et léthargie font paires ? Comment dépasser ces idées reçues sur lesquelles est fondée l’idée que l’on se fait de la folie ?
Caligula raconte l’histoire d’un empereur submergé par ses passions, Junun est un voyage dans le passé trouble d’un schizophrène victime de la mésinterprétation de son environnement, 4.48 Psychosis va encore plus loin dans la description de l’esprit torturé, avec cette pièce inspirée des textes fondateurs du théâtre de Shakespeare juxtaposés à leurs versions contemporaines, Hamlet et Le Roi Lear, qui racontent une seule et même histoire, celle d’un esprit malade, usé par le temps.
Faux-lits, dont on devine rapidement le jeu de mot, révèle l’anxiété enracinée qui se cache en dessous de ce que l’on nomme communément « folie », l’excès, les risques, et laisse place à une éternelle question : Comment traiter l’âme humaine ?
Peut-être par le texte.
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« Your noble son is mad, mad call I it, for to define true madness, what is it but to be nothing else but mad »
Hamlet, Shakespeare.
William Faulkner, Sarah Kane, Antonin Artaud, Sylvia Plath, Virginia Woolf, Ernest Hemingway, Edgar Allen Poe, Tennessee Williams, Ezra Pound, Walt Whitman, Mark Twain : where does the mind slip, lose the balance, break apart and genius gives room to madness? Aren’t we all, slightly mad eventually? Doesn’t the mad lurk hushed within every one of us?
Psychopathology is the name derived from the Greek to signify literally an illness in the soul, a bruised patch, an oozing breach, a throbbing nerve, a disturbed knot, exhaustion. Lectures this year dives into the dark circuits of the labyrinth that is the mind to explore this mysterious territory in an attempt to reveal what lies beneath, what triggers this mutiny in the mind.
From a selection of international texts submerges a common concern: What stereotypes continue to motivate our understanding of “madness” from the beggars of Bedlam to the grotesque dark alleys of abandoned asylums up to the modern institutions of drugs and numbness and how to refute these all-encompassing, similarity-ridden stereotypes?
Faux-Lits, as the French pun on Folie suggests, reveals the deep-seated richly-nuanced anxiety beneath the anonymous “madness”, the excesses, the risks and the ever-lasting question: how to treat a malady in the soul?
Perhaps, just perhaps… In the text?