Auteur dramatique et comédienne pour le théâtre et le cinéma, Jalila Baccar est née en 1952 à Tunis. Après des études de lettres Françaises à l’Ecole Normale Supérieure, elle rejoint « Le Théâtre du Sud » de Gafsa en 1973. Elle est co-fondatrice de la première compagnie tunisienne indépendante en 1976 « Le Nouveau Théâtre », et de « Familia productions » en 1994 (théâtre, danse et cinéma).

Dès ses débuts au théâtre et à la télévision, Jalila Baccar n’aura cessé d’écrire pour le théâtre et pour le cinéma indépendants. Elle a publié différents textes en arabe et en français, parmi lesquels on trouve : « Junun » (d’après Chronique d›un discours schizophrène de Néjia Zemni) première pièce arabe jouée au Festival d’Avigon en 2002, « A la recherche de Aïda », et « Khamsoun ». Elle a reçu différents prix littéraires comme le Prix SACD pour la littérature francophone, le Prix Zoubeida B’chir pour les écrits féminins et en 2012 le Prix Mahmoud Darwich pour la liberté et la création. Elle est l’auteure de la trilogie composée de « Khamsoun », créée en 2006 à l’Odéon Théâtre de l’Europe, « Amnesia » en 2010 à Bonlieu Scène Nationale Annecy et « Tsunami » en 2013 au Théâtre National de Chaillot. Par ailleurs elle a écrit des spectacles créés en Allemagne : « Araberlin » en 2002, pour le Berliner Festspiel, « Médée » en 2010, librement adapté d’après Euripide et « Le Procès » en 2012 d’après Kafka, pour le Schauspielhaus Bochum.

A travers ses pièces, Jalila interroge la mémoire et la responsabilité entre réalités et fantasmes individuels et collectifs face au(x) pouvoir(s) (politique, religieux, moral). Jalila a joué dans une vingtaine de spectacles de théâtre qui ont parcouru le monde et dans plusieurs films tunisiens et étrangers. On la retrouve également au cinéma et à la télévision dans les adaptations d’œuvres théâtrales.

Elle écrit deux spectacles au Théâtre National Tunisien : Violence(s) et Peur(s), tous deux mis en scène par Fadhel Jaïbi.

Revue de presse
Jalila Baccar